Tribune : La gauche radis vend des armes et notre âme.

Le 29 août 2016 à 10 h 32 min, par Franck Margain

dd955808f1c6f0b9a7f71afb862805af297be7e5La France n’a jamais vendu autant d’armes que durant ces dernières années. Cette semaine, le Koweit achète 30 hélicoptères militaires pour plus d’un milliard d’euros. Hier c’était l’Arabie Saoudite et le Qatar. Et beaucoup s’en réjouissent, en pensant à tout l’argent, et aux emplois créés.

Mais ceux qui se réjouissent ne voient pas ou ne veulent pas voir les conséquences de ce commerce pervers. Le pape François a très bien résumé les choses concernant la Syrie : « Alors que le peuple souffre, des quantités incroyables d’argent sont dépensées pour fournir des armes aux belligérants. Et certains des pays fournisseurs de ces armes font aussi partie de ceux qui parlent de paix ». Tout est dit.

Cette même semaine, on en a une illustration dans la bataille d’Alep. Dans cette bataille d’importance stratégique, l’armée syrienne, soutenue par l’armée russe, combat des groupes islamistes de même nature que Daech. Ces groupes djihadistes, soutenus en sous-main par certains Etats du Moyen-Orient, ont reçu, ces derniers jours, un armement lourd moderne (notamment des missiles anti-char). Et les quartiers chrétiens sont gravement menacés. S’ils tombaient, ce sera le massacre.

Or à bien lire les déclarations officielles, le gouvernement français continue de soutenir ces milices islamistes, au moins sur un plan politique. Sous le prétexte fallacieux de protéger les populations civiles, notre gouvernement demande la fin du siège, et l’arrêt des bombardements. En somme il demande que ces islamistes soient de fait autorisés à contrôler la ville.

La France joue là un double jeu dangereux. D’un côté elle utilise Daech et autres islamistes pour abattre le régime d’Assad, et pour attaquer l’influence russe au Moyen-Orient. Mais de l’autre elle veut empêcher ces mêmes islamistes de revenir semer le chaos sur son territoire.

Ces deux objectifs ne sont pas compatibles dans la réalité de notre monde ouvert. Et malheureusement cela nous a coûté des attentats terribles. Au final, ceux qui paient le prix de ce genre de politique hasardeuse, ce sont les civils, en France et au Moyen-Orient.

Alors osons le dire : Non, il n’y a rien de réjouissant à signer des contrats d’armement avec les fournisseurs de Daech.

Non, le commerce des armes n’est pas la solution au chômage. On ne va pas bâtir notre prospérité sur les ruines et les cadavres.

Et non, ce gouvernement qui a promis de faire la guerre à Daech ne tient manifestement pas sa promesse. Il ne mène qu’une demi-guerre très cynique.

Au fond, ce gouvernement socialiste est la parfaite illustration de ce qu’on pourrait appeler la gauche radis. Rose socialement (libertaire), blanc économiquement (ultralibérale), et prête à vendre son âme pour faire son beurre.

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