Le travail dominical : une nouvelle réforme sociétale du gouvernement 

Le 3 septembre 2014 à 12 h 17 min, par Franck Margain

Le travail du dimanche revient dans les débats, avec la commande par le gouvernement d’un rapport sur le sujet qui doit servir de base à un futur texte de loi.

Comme je l’avais déjà souligné dans ma tribune parue dans le Monde en octobre dernier, la généralisation du travail du dimanche, loin d’être une solution, est une mauvaise réponse à un vrai problème : le chômage et la précarité.

Cette idée nuisible socialement et inefficace économiquement est une ligne de partage idéologique qui ne cesse de diviser notre pays au delà des lignes partisanes traditionnelles.

Elle est nuisible socialement car l’homme n’est pas qu’ une machine à produire et à consommer ; il  a besoin de place pour sa vie de famille,  pour se cultiver, se distraire,  pour sa vie spirituelle  et  le partage avec l’ensemble de ses voisins et amis.

Elle est inefficace économiquement, car elle ne permet pas de créer d’emplois et de richesse supplémentaires. Je le rappelle : c’est en Allemagne, pays où les magasins ferment le samedi à 18h, que l’économie est la plus compétitive et le taux de chômage le plus bas. En Autriche, en Suisse,  pays qui connaissent un succès économique enviable, les citoyens se reposent  le dimanche.

Hier, l’Allemagne a projeté pour la première fois depuis deux décennies un budget fédéral et un budget des collectivités territoriales 2015 excédentaires, avec un taux de chômage inférieur à 5 % et un surplus commercial en forte hausse.

Quelle crédibilité pouvons-nous donner à ce gouvernement qui nous explique que l’Euro fort et la rigueur budgétaire sont les sources de nos maux ? Comment croire que le travail du dimanche solutionnera nos problèmes ?

Regardons l’Espagne  avec plus de 20 % de chômage, ou l’Angleterre avec sa dette abyssale, où les commerces ouvrent le dimanche.

Notre gouvernement n’a de cesse de diviser le pays avec des réformes sociétales, il oppose les Français les uns aux autres. Il souhaite continuer sur cette voie et faire tomber les temps de repos familial durant lesquels les parents assument la responsabilité  de leurs enfants. C’est un dogme  qui, comme je le démontre, est inefficace sur le plan économique.

Nos assistons une fois de plus à une volonté idéologique d’affaiblir les liens familiaux, la soumission  à l’ultra libéralisme des plus fragiles en est la preuve.

 

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