Meurtre d’Albi : témoignage d’une société sans repères

Le 4 juillet 2014 à 20 h 29 min, par Franck Margain

Meurtre d'Albi : une société sans repères

L’incompréhensible meurtre d’Albi est le signe alarmant d’une perte de points de repère de notre société.

Des années de critique, de dévalorisation du métier d’enseignant de la part des différents gouvernements depuis 30 ans ont donné à son statut une très grande fragilité. Le temps des instituteurs respectés pour leur savoir mais aussi pour leur dévouement et leur désir de transmettre semble s’éloigner inexorablement.
Dans la ville comme dans le village l’instituteur, l’enseignant, est l’un des promoteurs essentiels de l’ascenseur social, par son savoir et le temps scolaire dont il dispose, il accompagne nos enfants dans leur construction.
Les parents dans notre société individualiste, plus centrés sur leurs émotions et leurs difficultés n’intègrent plus la nécessaire vie collective et les difficultés qu’elle entraîne parfois. L’instituteur n’est plus qu’un employé au service de leur besoin, de leur égoïsme, ils exigent beaucoup sans établir en retour le respect  minimum naturel auquel devrait avoir droit chaque enseignant.

Certes, l’extrême syndicalisation du corps professoral, comme de toute l’infrastructure scolaire, accentue l’éloignement entre les familles et l’école. Chacun s’épie, la confiance s’installe avec trop de lenteur, le dialogue est souvent réduit au minimum.
Il est grand temps de se pencher sur le malaise de l’école qui doit retrouver l’idée de l’excellence, de la discipline, de la neutralité politique, de l’écoute et du respect de tous sans lequel la collectivité ne peut plus avancer.


Je m’associe à la famille de la victime et appelle les pouvoirs publics à renforcer la protection des acteurs de l’enseignement.

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