Village de roms à Paris : une absurdité et une provocation

Le 14 octobre 2013 à 14 h 31 min, par Franck Margain

Retrouvez ma réaction  suite au voeu déposé ce lundi au Conseil de Paris par Ian Brossat, chef de file du Parti Communiste à Paris, proposant la création d’un village d’insertion dans le 16ème arrondissement :

« Arrêtons l’idéologie de l’accueil de tous par tous, toujours et partout !

Ce voeu manifeste l’absence totale de prise en compte de la réalité des Parisiens et des difficultés qu’ils peuvent connaître, notamment en terme de logement.

Je refuse la stigmatisation des Roms et leur rejet systématique, ils doivent être traités avec respect et humanité. En revanche, la question se pose de la pertinence de leur accueil à Paris Capitale.

Paris connaît une importante pénurie de logements. Les étudiants, les familles, les classes moyennes pour qui il est nécessaire d’y demeurer ont beaucoup de difficultés à trouver un logement qui corresponde à leurs besoin et doivent le payer très cher. Créer des logements gratuits pour des personnes qui n’ont aucun besoin particulier d’être dans Paris est une véritable provocation et une totale absurdité ! Cela ne pourra que participer au délitement du lien social, provoquer une profonde exaspération des Parisiens et réanimer comme le souhaitent les communistes un relent de lutte sociale dont nous devrions nous abstenir en cette période de crise.

Il faut également souligner qu’aujourd’hui, Paris manque d’espaces verts, de lieux où ses habitants peuvent tisser des liens, respirer, emmener jouer leurs enfants… La priorité est d’aménager de tels espaces, pas de créer des villages d’insertion. La densité urbaine atteint sa limite : commençons déjà par créer des centres d’accueil pour les personnes sans-abri que nous voyons partout dans nos rues et nos stations de métro.

Enfin, Paris est la troisième destination touristique mondiale : notre capitale doit garder son dynamisme économique et culturel, son attractivité, ce à quoi ne contribuera pas cette initiative du Parti Communiste.

L’urgence est de trouver des solutions pour les personnes qui vivent ou qui ont besoin de vivre à Paris, pas de transformer la ville en un centre d’hébergement pour toutes les personnes en difficulté de notre pays.

Les élus communistes connaissent mal leur ville : Paris fait face aujourd’hui à beaucoup plus de sans abris au regard de sa population que les villes communistes comme Le Blanc Mesnil ou Bagneux.

La coopération en matière de solidarité doit s’organiser avec toutes les villes d’Ile de France et s’impose logiquement à tous les élus et aux communistes en particulier.

Paris n’a pas vocation à être le réceptacle de toute la pauvreté et l’exclusion nationale. »

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