L’agriculture, un atout pour l’Ile de France

Le 15 mars 2012 à 08 h 23 min, par Franck Margain

Plus encore que les années précédentes -élection présidentielle oblige-, le Salon de l’Agriculture a vu défiler cette année Porte de Versailles tous les responsables politiques, y compris ceux qui, négligeant habituellement le poids économique de notre agriculture et ignorant les difficultés et les souffrances du monde agricole, n’ont en revanche pas oublié le poids électoral que représente le vote paysan. A voir M. Hollande et Mme Joly déambuler dans les allées du Salon de l’Agriculture, on se demande si certains politiques ne viennent pas ici, une fois l’an, expier leurs erreurs et tenter de faire oublier les critiques injustes que, le reste de l’année, à longueur de discours, ils forment à l’endroit de l’agriculture, montrée du doigt comme responsable de la dégradation de notre environnement, quand ce n’est pas d’atteintes à notre sécurité alimentaire elle-même.
Or, quoi de plus injuste que de présenter les agriculteurs comme des ennemis de l’environnement. Bien au contraire, ils tirent leurs ressources de la terre, de l’eau, de la nature. Pourquoi voudrait-on dès lors qu’ils s’emploient à les détruire lorsqu’à l’évidence leur intérêt est de les préserver, ne serait-ce que pour leur santé. Pour qui veut bien regarder la réalité en face, il convient bien au contraire de reconnaître que l’agriculture française est particulièrement innovante en matière de respect de l’environnement. A l’encontre des idées reçues et de la propagande de l’écologisme du PS et d’Europe Ecologie-Les Verts, et pour ne citer qu’un exemple, la France est en avance sur l’Allemagne et les Pays-Bas en ce qui concerne la qualité de l’eau, et ceci alors même que les mouvements de protection de l’environnement sont dans ces deux pays particulièrement plus puissants qu’en France.
Les efforts réalisés en matière de traçabilité, l’augmentation depuis 2007 de 50 % des surfaces en agriculture biologique ou encore la création de chartes de qualité montrent à quel point les agriculteurs sont et veulent demeurer les jardiniers de la France. Cessons donc de les incriminer, soutenons leurs initiatives innovantes et refusons l’idéologie sectaire des ayatollahs de l’écologie qui voient en l’homme et l’agriculteur en particulier un ennemi de la nature. Il faut bien sûr des règles environnementales, c’est l’intérêt des agriculteurs eux-mêmes, mais ces réglementations ne doivent pas avoir pour effet d’empêcher nos agriculteurs de se battre sur les marchés mondiaux en leur imposant des contrôles qui prennent trop souvent la forme de tracasseries administratives. Il faut absolument que les administrations de l’Agriculture et de l’Environnement, plutôt que de s’opposer, dialoguent pour définir ensemble des règles réalistes et applicables sans préjudice pour la compétitivité de notre agriculture. Dans le monde difficile que nous vivons, les agriculteurs ont eux aussi besoin d’ une France forte qui les protège, qui renforce leur compétitivité.
Rapprocher la ville et la campagne, tout en préservant l’environnement, c’est par exemple aider à développer une agriculture plus proche des villes, afin de limiter les conséquences sur l’ environnement des transports et c’est aussi faire porter le coût du CO2 sur les produits agricoles importés de pays lointains.
Candidat aux élections législatives dans la capitale, je n’en suis pas moins très sensibilisé aux difficultés du monde agricole et aux préoccupations environnementales, que je n’oppose pas mais qu’à l’inverse je veux appréhender en recherchant les complémentarités et non les antagonismes. La 8è circonscription de Paris que j’aspire à représenter à l’Assemblée Nationale après les élections législatives des 10 et 17 juin 2012, a cette particularité d’être la seule circonscription de Paris à disposer d’une superficie rurale très supérieure à sa superficie construite. C’est un atout, une richesse, qu’il nous faut préserver. Je souhaite proposer un regard différent sur notre Bois de Vincennes, non celui d’un espace bétonné comme le proposent les élus socialistes parisiens, mais plutôt celui d’une zone rurale et écologique protégée.
Je veux proposer, encourager, soutenir des idées innovantes. Ainsi, je souhaite développer des initiatives autour de notre ferme du Bois de Vincennes, insuffisamment connue, renforcer un partenariat avec des petits commerçants traditionnels de notre quartier. Je veux encourager l’installation de jeunes apiculteurs, développer avec le Parc Floral et le lycée horticole une culture de la fleur rare. Nous avons la chance de pouvoir compter sur un tissu associatif dynamique, qu’il s’agisse d’organisations sportives, d’associations culturelles, sociales, de loisirs, qui multiplient les initiatives au profit des jeunes aussi bien que des aînés, valorisant ainsi ce patrimoine inégalable que constitue, pour tout l’Est parisien, le plus grand espace vert de la capitale avec ses 995 ha, dont la moitié boisée.
Non, notre Bois ne doit pas devenir une gigantesque aire de stationnement pour les gens du voyage comment le souhaitent les élus parisiens. J’ai des ambitions plus vertes pour notre bois. Je me battrai pour retrouver un lieu où nature et habitants se rencontrent dans une vraie relation, conviviale et respectueuse. Nous aurons gagné notre pari lorsque l’appellation de la Mairie de Paris « parc urbain » sera remplacée, tout simplement, tout naturellement oserai-je dire, par « Bois de Vincennes ».

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Oui le bois de Vincennes souffre de la gestion de l’equipe de Mme Blumenthal, la mairie actuelle transforme notre bois en parc de loisir. C’est la nature geree par la gauche .

It looks like we can look forward to more snificatfug regulations for agriculture practices that will put more producers out of business and make past investments in agriculture worthless. All in the name of showing non farm voters that farmers are incapable of managing their farms in an environmentally responsible manner. Struthers lead the charge against the hog industry who will be the next victim. Its about time we had an ag minister that defended ag producers.

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