Ce qu’il faut penser de la montée du Front National

Le 10 mars 2011 à 09 h 27 min, par Franck Margain

L’actualité politique m’oblige à réagir. Ces débats et sondages qui animent la scène politique depuis ce week-end nous entraînent à réfléchir calmement sur la question, et non pas en accusant le président comme le font un grand nombre de ténors politiques de l’opposition.

Les votes du front national, hormis une minorité de partisans, sont souvent des votes de contestations. C’est comme cela qu’en avril 2002, on a pu voir une grande frange d’électeurs, déçus, inquiets, souhaitant des points de repère, cherchant des solutions simples à des problèmes complexes,  voter pour le Front National, c’était un vote de contestation.
Les sondages récents montrent cela, les français veulent contester non pas forcément le président mais la situation actuelle. La hausse des prix qui touchent les produits de consommation courante, la crise économique entrainent tout à fait légitimement une envie de se positionner contre le pouvoir en place.

Je crois par ailleurs, que les récents soulèvements dans les pays arabes ne sont pas indissociables des résultats de ces sondages. Certainement qu’une peur de l’inconnu concernant à la fois les futurs régimes de ces pays et à la fois la sortie du conflit lybien, incite certains sondés à donner un vote à l’extrême droite, qui comme nous le savons, a toujours un bouc émissaire à offrir.

En dehors de ces éléments conjoncturels qu’on oublie trop souvent de commenter pour expliquer certains résultats de sondages, il est certain qu’il faudrait opérer un changement en prévision des présidentielles. Lors de la campagne électorale qui se prépare, il est impératif de positionner une figure politique à côté du président de la République, capable de canaliser les mécontentements, qui offrirait une alternative politique et formerait un repoussoir naturel à
l’extrême droite. Une personnalité de la droite sociale calmerait les peurs des français, donnerait des points de repère, orienterait les critiques sur une autre personne que le président Nicolas Sarkozy.

Alors nous serions en position de réconcilier nos électeurs avec la politique du gouvernement menée depuis 4 ans , nous augmenterions nos
chances de gagner. Le débat ne doit pas être de voir la droite passer ou non  le premier tour, mais bien de rassembler largement au second tour.

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