Résumé du débat sur la place de l’Islam dans nos quartiers

Le 28 janvier 2011 à 13 h 42 min, par Franck Margain

Le débat s’est articulé autour de deux présentions aux sensibilités différentes :

Monsieur Lemoine, Maire de Montfermeil, nous a rappelé que seule une nation forte et sûre de ses valeurs peut offrir un accueil véritable aux populations étrangères. Celles-ci seront respectées et elles pourront oeuvrer dans la longue tradition française de l’intégration. Les politiques de ces 20 dernières années souffrent d’amnésie en matière d’identité culturelle et amènent une confusion dans l’esprit des électeurs qui souvent se portent sur des extrêmes par peur et manque de repère.
En retrouvant un langage de vérité, ferme, sans démagogie ou politiquement correct, notre Nation pourra enrayer les débordements, les fondamentalismes et autres integrismes qui se développent depuis quelques années au sein des quartiers.
Monsieur Leforestier, responsable au sein de l’association « Au captif la libération  » nous a rappelé toute la dimension humaine qu’il faut en permanence préserver et défendre dans une société démocratique. Le regard sur l’étranger doit être porteur d’espoir d’un vivre ensemble harmonieux, en faisant des différences un atout pour notre nation. La race, la couleur de peau, le sexe, la culture est le patrimoine de chaque individu. Il est toujours respectable et porteur de richesse.

les deux intervenants ont souhaite résumé la soirée  autour d’un texte essentiel que voici :

Extrait du document « justice et paix »  par Xavier Thevenot .

Certes, il appartient aux pouvoirs publics , qui ont la charge du bien commun , de déterminer la proportion de réfugiés et d’immigrés que leur pays peut accueillir, compte tenu de ses possibilités d’emploi et de ses perspectives de développement mais aussi de l’état d’urgence du besoin des autres peuples.
Et l’état veillera à ce que ne se créent pas des situations de déséquilibre social grave, accompagnées de phénomènes sociologiques de rejet, comme cela peut arriver lorsqu’une trop forte concentration de personnes d’une autre culture est perçue comme menaçant directement l’identité et les coutumes de la communauté locale d’accueil. Dans l’apprentissage de la différence, on ne peut tout exiger d’un coup. Mais il faut considérer les possibilités d’une nouvelle convivance et même d’un enrichissement mutuel. Et une fois qu’une personne étrangère a été admise et se soumet aux règlements de l’ordre public, elle a droit à la protection de la loi pour toute la durée de son insertion sociale.

De nombreuse questions des militants (plus de 80) de la salle ont animé la soirée qui s’est terminée autour d’un galette des rois .

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